Préparé par Entreprises Culturelles Internationales/Cultural Enterprises International
Mireille F. Watson et Catherine M. Hurley, directrices
Le 30 avril 2000
Annexe A -La Loi sur le statut de l’artiste - Rétroaction des clients et recommandations
Annexe B - Questionnaire d’évaluation du rendement
Annexe C - Liste des organisations à qui on a demandé de participer à l’enquête
Depuis 1997, le Tribunal canadien des relations professionnelles artistes-producteurs, « le Tribunal », ainsi que d’autres ministères et organismes fédéraux, est tenu de présenter un rapport de rendement annuel au Parlement.
Pour s’acquitter de son obligation publique de rendre compte et pour améliorer son fonctionnement, le Tribunal a établi des objectifs opérationnels pour orienter ses activités et fixer des normes de mesure du rendement afin d’évaluer son efficience et son efficacité. Le Tribunal a publié des rapports de rendement annuels qui sont déposés dans le Budget principal des dépenses présenté au Parlement pour chaque exercice se terminant le 31 mars. Les résultats du présent sondage auprès des clients serviront à préparer l’examen du rendement du Tribunal pour l’exercice se terminant le 31 mars 2000.
En 1992, le gouvernement fédéral a adopté la Loi sur le statut de l’artiste qui reconnaît le rôle spécial que les artistes jouent dans la société canadienne. Le Tribunal canadien des relations professionnelles artistes-producteurs a été créé en 1993 pour aider à atteindre les objectifs de la Loi, en créant un cadre législatif pour la négociation collective entre les artistes pigistes et les producteurs dans le secteur de compétence fédéral tel qu’établit dans la Loi sur le statut de l’artiste. Le Tribunal est entré pleinement en fonction en 1995. Les producteurs visés par la Loi sont toutes les entreprises de radiodiffusion relevant du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC), tous les ministères fédéraux et la plupart des sociétés d’État et des organismes fédéraux.
Voici quelles sont les responsabilités du Tribunal :
Depuis qu’il a commencé à rendre des décisions sur les demandes d’accréditation en 1996, le Tribunal a défini 20 secteurs appropriés aux fins de la négociation et il a accrédité diverses associations d’artistes pour qu’elles représentent des artistes dans ces secteurs. Au 31 mars 2000, le Tribunal avait reçu 28 demandes d’accréditation, dont 22 ont été traitées. Au total, six plaintes, deux demandes de décision, quatre demandes de réexamen et une demande d’autorisation de poursuivre avaient été reçues et toutes, sauf une, avaient été traitées.
Pour améliorer son cadre d’évaluation et son rendement, le Tribunal a entamé un processus consultatif avec ses groupes de clients et ses intervenants, afin d’engager des pourparlers ouverts et francs. La présente consultation sur la rétroaction des clients marque le début d’un processus visant à obtenir les conseils et la participation des clients dans la poursuite de cet objectif.
Par le biais de ces entrevues avec les clients, le Tribunal voulait tout spécialement de la rétroaction sur les questions suivantes :
En conséquence de ces consultations, le Tribunal désire être mieux placé à long terme pour évaluer l’impact de ses travaux et de ses décisions sur le bien-être des artistes et sur les relations artistes-producteurs.
Pour ce faire, le Tribunal a retenu les services d’une société d’experts-conseils, Entreprises Culturelles Internationales, qu’il a chargée de concevoir un questionnaire d’évaluation pour le client (annexe B) et de consulter les clients.
Des lettres d’invitation à participer au projet de recherche, accompagnées d’un questionnaire, ont été envoyées à 48 organisations sur une liste initiale de 75 organisations identifiées par le secrétariat du Tribunal. Les experts-conseils ont réalisé des entrevues auprès de 40 associations d’artistes accréditées, radiodiffuseurs et institutions du gouvernement fédéral.
Comme il s’agissait de la première consultation auprès des clients du Tribunal, le choix des clients à interroger a été fait à partir de la liste des associations d’artistes qui étaient accréditées et des producteurs qui avaient amorcé des négociations ou reçu un avis de négociation. La société a particulièrement veillé à ce qu’il y ait un échantillonnage approprié des personnes interrogées relativement à la discipline artistique, au genre de producteur et à la représentation régionale ou géographique.
La société d’experts-conseils a jugé que les entrevues en personne plutôt que téléphoniques favorisaient une discussion ouverte et approfondie avec les personnes interrogées. Par conséquent, dans la mesure du possible et étant donné les ressources disponibles, les experts-conseils ont fait des entrevues en personne. Sur les 40 entrevues réalisées, 19 ont été faites en personne. L’intérêt et la participation des clients ont été en général très élevés, comme le démontre le nombre de répondants.
Les experts-conseils ont surtout tâché d’obtenir l’information suivante des clients du Tribunal :
En moyenne, le niveau de satisfaction est de 8 sur 10.
La capacité du Tribunal et de son secrétariat à traiter les demandes d’accréditation, de même qu’à régler les plaintes et d’autres questions rapidement, suscite un niveau de satisfaction élevé.
En moyenne, le niveau de satisfaction est de 6,5 sur 10.
Les associations d’artistes sont en général satisfaites des décisions rendues par le Tribunal. Les producteurs sont moins satisfaits, ce qui, à notre avis, est dû en partie au manque de connaissances du processus décisionnel, problème auquel on peut remédier en ciblant davantage les communications.
Il faut noter que ses renseignements sont fondés sur un échantillonnage d’associations d’artistes et de producteurs qui ont pris part au processus décisionnel, ou qui en connaissaient les décisions.
En moyenne, le niveau de satisfaction est de 7 sur 10.
Chez les organisations et les personnes qui ont cherché à obtenir de l’information et de l’aide du secrétariat du Tribunal, le niveau de satisfaction est très élevé. Dans les cas où il n’y a pas eu de communication avec le secrétariat, le niveau de satisfaction moins grand peut s’expliquer par le manque de connaissances du rôle du Tribunal et des services offerts.
En moyenne, le niveau de satisfaction est de 5 sur 10.
Malgré plusieurs initiatives faites par le secrétariat du Tribunal pour élargir son rayonnement auprès de ses groupes de clients, les personnes interrogées ne considèrent pas que ces efforts ont été importants. Les préoccupations cernées par les groupes de clients interrogés sont attribuables à la nécessité d’avoir de meilleures communications avec le secrétariat.
Dans l’ensemble, les répondants pensent que le Tribunal gère bien ses ressources et ils soulignent le fait qu’il ait rendu, avec prudence, des ressources non dépensées tirées de l’affectation budgétaire annuelle. Toutefois, étant donné le besoin exprimé de communications améliorées, d’une sensibilisation et d’une formation plus poussées en négociation collective, les répondants ont souvent suggéré que le Tribunal augmente l’affectation de ses ressources à ces secteurs.
Aucune suggestion concrète pour modifier les objectifs du Tribunal n’a été faite, ce qui donne à penser aux experts-conseils que les priorités actuelles des groupes de clients semblent être centrées sur l’obtention des avantages qui les touchent directement.
Les deux parties précédentes ont porté tout spécialement sur les commentaires des groupes de clients sur la réalisation des objectifs et le respect des priorités du Tribunal, de même que sur les mesures et les cibles employées pour évaluer l’atteinte de ces objectifs.
Or, la question qui préoccupait surtout les groupes de clients était la pertinence de la Loi et ses effets sur eux (le cas échéant). Les associations d’artistes désirent invariablement connaître la meilleure façon de profiter des droits qui leurs sont conférés par la loi fédérale et la manière de négocier comme il se doit. Les radiodiffuseurs et les institutions du gouvernement fédéral pensent qu’il est difficile de comprendre pourquoi ils sont visés par la Loi et quel effet celle-ci a sur la façon dont ils font des affaires depuis toujours.
En général, les personnes interrogées pensent que la Loi sur le statut de l’artiste a été adoptée afin de donner aux artistes canadiens un meilleur statut, une tribune où amorcer des négociations collectives, un moyen d’augmenter les gains qu’ils peuvent réaliser et une façon d’améliorer leurs conditions de travail.
Néanmoins, de par la nature même de la description et du but de la Loi, celle-ci et, par association, le Tribunal et son secrétariat, sont considérés par les producteurs (radiodiffuseurs et ministères et organismes du gouvernement fédéral) comme ayant un parti-pris en faveur des associations d’artistes. Ce point de vue a peut-être inconsciemment entraîné une méfiance générale à l’égard du rôle et du mandat du Tribunal.
De l’avis des experts-conseils, les relations actuelles entre les producteurs et lesassociations d’artistes ne sont pas aussi bonnes qu’elles pourraient l’être. À moins que :
cette situation pourraient s’envenimer avec l’augmentation des avis de négociation signifiés aux groupes de producteurs par des associations d’artistes au cours des douze derniers mois.
Les experts-conseils aimeraient souligner que plusieurs commentaires et suggestions ont été faits directement à propos de la Loi. Les commentaires sur la Loi ne faisaient pas partie du mandat original des experts-conseils quand ils ont entrepris l’étude mais, en raison de l’importance de ces commentaires, ils ont quand même dressé la liste des rétroactions et des recommandations qui en découlent à l’annexe A.
Les associations d’artistes qui n’ont toujours pas négocié leur première convention sont souvent au prise avec une pénurie de ressources, d’expérience et d’argent. Elles n’ont toujours pas pu réaliser leur rêve, soit un environnement plus stable pour leurs membres et un « statut » amélioré.
La plupart de ces associations pensent que, dans l’ensemble, la Loi a officialisé une relation qui existait déjà et qu’elle pourrait offrir une certaine protection au moment de la renégociation d’un accord-cadre ou lors des négociations avec un nouveau producteur.
C’est un outil que le Tribunal peut utiliser pour informer et sensibiliser ses clients, de même que pour se donner la visibilité dont il a besoin pour remplir son mandat. De l’avis des experts-conseils, bon nombre des suggestions suivantes faites par les répondants peuvent être facilement mises en oeuvre par le secrétariat du Tribunal.
1re recommandation – Les bulletins du Tribunal et d’autres renseignements devraient être envoyés aux radiodiffuseurs et aux institutions du gouvernement fédéral, de même qu’aux associations d’artistes. Cette question est tout spécialement importante pour les associations d’artistes. Ce groupe a souvent mentionné que les producteurs ne connaissaient pas le Tribunal, ce qui rendait leur tâche encore plus difficile.
2e recommandation – Des feuillets d’information d’une page devraient être rédigées pour décrire le travail du Tribunal, notamment le genre d’aide que les groupes de clients peuvent obtenir et les genres de catégories de contrats de service faisant partie des secteurs déjà identifiés par le Tribunal.
Le secrétariat pourrait songer à diffuser cette information par l’entremise des associations d’artistes et de producteurs, au moyen de leur bulletin d’association ou d’industrie.
3e recommandation – Le secrétariat du Tribunal devrait établir une ligne d’aide spéciale dans les limites acceptables de la Loi qui se ferait le complément du guide sur les procédures du Tribunal ou qui appuierait ce guide. Cela aiderait également les associations qui en sont à leur première négociation en réduisant le temps consacré à la recherche et à la consultation juridique (à quoi s’ajoute la 1re recommandation du point 5.2)13.
4e recommandation – Le Tribunal devrait mettre sa liste de producteurs à la disposition des associations d’artistes pour les aider à déterminer les partenaires d’une négociation éventuelle.
5e recommandation – De nombreuses organisations interrogées aimeraient recevoir de l’information, comme les décisions, les modifications, etc. Les experts-conseils recommandent que le Tribunal mentionne la disponibilité de ce genre d’information dans ses communications, sur papier ou sur son site Web.
6e recommandation – La distinction entre les secteurs de compétence fédéral et provincial semble être un problème qui se répète pour certains radiodiffuseurs et associations d’artistes du Québec. Le Tribunal pourrait émettre un bulletin d’information portant tout spécialement sur la question de la compétence.
Plusieurs remarques ont été faites sur la nécessité de mieux comprendre la Loi, le rôle du Tribunal et le processus de négociation collective. Les recommandations suivantes pourraient aider à apporter un soutien, tout spécialement aux organisations qui n’ont pas de tradition de négociation.
1re recommandation – Un nombre considérable d’associations d’artistes et de groupes de producteurs ont demandé que le secrétariat du Tribunal tienne des ateliers régionaux. Les experts-conseils recommandent que le Tribunal organise une série d’ateliers qui porteraient sur des sujets tels que les suivants :
2e recommandation – Dans la mesure du possible, le secrétariat du Tribunal devrait organiser des ateliers qui répondent aux besoins particuliers des organisations d’artistes ou de producteurs et des avocats pendant des événements de l’industrie, par exemple :
3e recommandation – Préparer une trousse pour les producteurs comprenant de l’information sur les responsabilités prévues dans la Loi et un guide d’introduction sur la Loi en ce qui touche les négociations, qui comprendrait de l’information, comme les délais, les recours devant le Tribunal, etc.
1re recommandation – Le Tribunal devrait être présent aux principaux événements annuels et congrès des groupes de clients. De l’information devrait être préparée à l’intention des personnes qui ne s’y connaissent pas et, le cas échéant, le secrétariat du Tribunal devrait prendre part aux discussions d’ordre culturel. Si des fonds sont disponibles pour des commandites, le Tribunal pourrait songer à cette possibilité; il est souvent possible d’acquérir de la visibilité grâce à une commandite pour aussi peu que 500 $.
Le Tribunal est l’organisme mandaté pour accréditer les associations d’artistes et appliquer le régime des négociations collectives en vertu de la Loi sur le statut de l’artiste. À ce titre, par l’entremise de son secrétariat, le Tribunal doit faire des efforts concertés pour améliorer ses communications et informer ses groupes de clients de leurs droits et responsabilités. Le défi immédiat à relever semble être de trouver des solutions réalisables pour promouvoir la négociation d’accords-cadres entre les associations d’artistes et les producteurs, d’améliorer les documents pour favoriser ce processus et de trouver le bon auditoire cible pour promouvoir et offrir l’information nécessaire.
Il faut noter que, pendant les entrevues, peu de commentaires ont été faits sur le cadre d’évaluation actuel du Tribunal mais que plusieurs ont été faits sur la Loi en tant que telle et son incidence réelle ou perçue sur les groupes de clients. Les experts-conseils croient que cela est peut-être dû au manque général d’expérience en négociation collective dans le cadre de la Loi chez les personnes interrogées, au manque de connaissances sur le rôle du Tribunal et au manque de temps et de ressources pour s’engager dans le processus. Par conséquent, les groupes de clients n’ont peut-être pas suffisamment d’expérience pour bien évaluer les services rendus par le Tribunal et son secrétariat et les comparer à ses objectifs de rendement actuels.
Certains problèmes cernés, comme le manque de ressources et de connaissances sur la négociation, peuvent être réglés par la communication et une sensibilisation accrues. Néanmoins, en ce qui touche le besoin de conseils juridiques, le secrétariat du Tribunal ne peut pas répondre à la demande, puisqu’il n’a pas le mandat de le faire en vertu de la Loi. Cela n’élimine pourtant pas le besoin et il faudrait songer plus à fond à la manière d’offrir ce soutien à un coût raisonnable aux organisations d’artistes.
Il n’y a pas eu de différends quand au rôle des artistes et à leur droit à la négociation collective et à une rémunération équitable. La mise en oeuvre de certaines des recommandations mentionnées dans les présentes devrait faire beaucoup pour favoriser des relations positives entre les groupes de clients du Tribunal - les organisations d’artistes accréditées et les radiodiffuseurs et les organismes et ministères du gouvernement fédéral.
1 Les experts-conseils mentionnent que les services juridiques ne peuvent donner de conseils juridiques aux clients du Tribunal.
2 À noter que le secrétariat du Tribunal offre des réunions d’information à la demande des clients.
3 À noter que les services juridiques ne peuvent donner de conseils juridiques aux clients du Tribunal et que seul le Tribunal peut interpréter la Loi.
4 À noter que les décisions ont toujours été offertes sur le site Web du Tribunal.
5 Le processus de conciliation mentionné ici figure dans le Code canadien du travail où un conciliateur ou une commission de conciliation est nommé par le ministre. Cette disposition n’existe pas dans la Loi sur le statut de l’artiste.
6 À noter que l’article 18 de la Loi exige que le Tribunal tienne compte des principes applicables du droit du travail, ce qu’il a fait dans plusieurs décisions qu’il a rendues.
7 À noter que les décisions du Tribunal sont disponibles dans la base de données QuickLaw depuis 1997.
8 Le titre complet de la loi est Loi concernant le statut de l’artiste et régissant les relations professionnelles entre artistes et producteurs au Canada.
9 Le Tribunal n’a pas encore rendu de décision au sujet des autres catégories d’artistes visés par la Loi dans les derniers règlements adoptés.
10 À noter que le Tribunal a mis en place des lignes directrices sur les procédures qui ont été modifiées depuis leur adoption en raison de l’expérience et de la rétroaction des clients, et que le processus est entamé pour que ces lignes directrices deviennent des règlements de procédure.
11 À noter que toutes les décisions du Tribunal sont offertes sur le site Web et dans la base de données QuickLaw.
12 À noter que seul le ministre du Travail peut nommer un médiateur pour aider les parties à la table de négociation. Dans le cas de demandes d’accréditation, de plaintes ou d’autres questions portées devant le Tribunal, ce dernier peut offrir des services de médiation pour aider à régler des questions précises avant une audience ou au lieu de tenir une audience.
13 À noter que le secrétariat du Tribunal ne peut donner de conseils juridiques.
Tel que susmentionné, les commentaires et suggestions qui renvoient directement à la Loi ne faisaient pas partie du mandat original des experts-conseils et ne sont pas liés au mandat actuel ni au rendement du Tribunal. Néanmoins, comme des inquiétudes ont été exprimées à maintes reprises par les personnes interrogées, elles sont mentionnées ci-dessous, accompagnées des recommandations suggérées.
1re recommandation – Les organisations d’artistes s’inquiètent beaucoup de la sous-traitance confiée à des tiers. Dans son rapport au Parlement, le Tribunal pourrait mentionner cette question, même si elle ne fait actuellement pas partie de son mandat pour régler la définition du producteur.
2e recommandation – Il semble s’être dégagé un consensus selon lequel le manque de mécanisme de conciliation soit une entrave à la bonne conclusion des négociations.
3e recommandation – Dans le cas d’une première convention, le manque de mécanisme d’arbitrage dans la Loi est jugé problématique. Le Tribunal devrait surveiller les répercussions à long terme que cela pourrait avoir sur le processus de négociation collective.
4e recommandation – La pouvoir conféré par la Loi aux associations d’artistes en ce qui touche la négociation collective est reconnu comme étant très important. Cependant, bien des organisations (associations d’artistes, producteurs) pensent que, à l’origine, le concept de « statut de l’artiste » devait inclure des éléments tel que le régime fiscal, le droit d’auteur, l’accès à l’assurance-emploi et les programmes d’assurance-emploi. Le Tribunal pourrait souhaiter faire des recommandations au gouvernement au moment opportun.
5e recommandation – Le manque de fonds et d’expertise (en négociation et en recherche de groupes de producteurs) est un élément qui dissuade beaucoup les associations d’artistes de faire des négociations collectives. Pour que la situation change, il faudrait conserver les ressources des experts ou établir un mécanisme de financement. Au sujet de la dernière question, le régime du statut de l’artiste au Québec permet aux associations d’artistes de commencer à recueillir des cotisations syndicales au début des négociations. Cette source de revenu pourrait être mise à la disposition des associations d’artistes si la loi fédérale était modifiée.
Nom de l’organisation
Personne-ressource
Titre
No de téléphone No de télécopieur
Courriel Site Web
Nombre d’employés_____ Plein temps________ Temps partiel______
S’il s’agit d’une association d’artistes, combien comptez-vous de membres?
1. Avez-vous des employés à plein temps chargés de la négociation collective et de l’administration des conventions collectives?
2. Le cas échéant, combien d’employés?
3. Combien de temps votre organisation consacre-t-elle à la négociation collective?
4. Depuis combien de temps faites-vous des négociations?
5. Pour quelle raison avez-vous décidé de participer au processus de négociation collective?
6. Pour les associations d’artistes : Comment décririez-vous le mandat et les objectifs de votre organisation?
Le Tribunal canadien des relations professionnelles artistes-producteurs a été créé afin de fournir une structure juridique qui permet l’accréditation des associations d’artistes indépendants dans le sphère de la compétence fédérale et l’application d’un mécanisme de négociation collective qui définit les modalités de l’engagement et contribue aux bonnes relations entre les associations d’artistes et les producteurs. On espère ainsi améliorer le statut des artistes indépendants et faire reconnaître davantage le rôle qu’ils jouent dans la société canadienne.
7. Comment évalueriez-vous les services du Tribunal dans les domaines suivant, et veuillez indiquer dans quelle mesure vous êtes satisfait de la capacité du Tribunal de répondre à vos préoccupations :
8. Consultez-vous le site Web du Tribunal? Ses bulletins d’information? Ses rapports?
9. À votre avis, le Tribunal maximise-t-il l’utilisation de ses ressources financières? Comment le Tribunal pourrait-il rendre ses services plus abordables?
Les questions 10 à 14 s’adressent aux associations d’artistes
10. Croyez-vous que votre organisation a tiré avantage de l’accréditation du Tribunal? Si oui, donnez des détails, ex.: statut rehaussé, meilleures conditions de travail, meilleures relations avec les producteurs.
11. Quels sont selon vous les désavantages de l’accréditation ?
12. Pour les associations qui sont accréditées, mais qui, jusqu’à présent, n’ont pas encore signifié leur premier avis de négocier, quelles sont les raisons de ce retard ?
13. Pour les associations qui ont signifié leur(s) premier(s) avis de négocier, mais qui n’ont pas encore négocié de première convention, quelles en sont les raisons ?
14. Saviez-vous qu’il y a dans la Loi sur le statut de l’artiste des dispositions visant à vous aider lors des procédures de négociation ?
Les questions 15 à 16 s’adressent aux diffuseurs
15. Quels sont selon vous les avantages de la négociation collective avec les associations d’artistes, ex.: meilleures relations, une réserve disponible d’artistes satisfaits de leur rénumération, etc. ?
16. La négociation a-t-elle présenté des inconvénients ? Si vous n’avez pas encore négocié, quels pourraient être, selon vous, les inconvénients ?
La question 17 s’adresse aux institutions gouvernementales fédérales
17. Quelle est la nature du travail de votre institution qui pourrait vous amener à engager des artistes pigistes ?
18. Les questions ci-dessus ont surtout traité des objectifs guidant les activités du Tribunal, comme : le traitement en temps opportun des demandes d’accréditation et d’autres questions; la communication de l’information et la prestation d’aide qui permettent aux parties à la négociation collective de tirer profit de la Loi; les mesures pour assurer la visibilité du Tribunal auprès des clients et du public; et la bonne gestion de ses ressources. Le Tribunal a élaboré des mesures et s’est fixé des cibles pour évaluer l’atteinte de ces objectifs, comme décrits dans le rapport sur le rendement. Croyez-vous que ces objectifs sont valides et que l’évaluation du rendement du Tribunal a été adéquate ?
19. Commentaires
1. Le Professional Association of Canadian Theatres n’est pas une institution du gouvernement fédéral. Cependant il représente le Centre national des Arts pour les négociations en théâtre avec le Canadian Actors’ Equity Association et le Playwrights Union of Canada.